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Contribution de l’Organisation Internationale pour la Sécurité des
Transactions Electroniques (OISTE) et de la société WISeKey à la
réunion du Groupe consultatif pour le développement des
télécommunications
Genève, 17-21 mars 2003
Considérant
a) Le
contenu du paragraphe numéro 5, alinéa iii) de l’annexe 1 de la
Décision plen/1 (Marrakech, 2002) sur les lignes directrices pour la
contribution de l’UIT à la déclaration de principes et au plan
d’action du SMSI - « A cette fin, les trois objectifs généraux
suivants ont été définis dans le souci de structurer la contribution
de l’UIT à la Déclaration de principes et au Plan d’action de SMSI» ;
b)
Le contenu du paragraphe
numéro 8, alinéa g) « renforcer la sécurité des réseaux
d’information et communication » ;
c)
Le texte du chapitre III –
Confiance et sécurité dans l’utilisation des TIC, paragraphes numéros
18, 19 et 20 « Pour cela, une collaboration internationale des
Etats, du secteur privé et la société civile est requise afin qu’il
soit possible de coordonner les mesures adoptées et l’élaborer les
dispositions juridiques propres à protéger et à sécuriser les
infrastructures, les systèmes et les services que nous apporte peu à
peu la société mondiale de l’information » ;
d)
Considérant encore le
contenu des paragraphes numéros 39, 40, 41 et surtout de celui du
paragraphe numéro 42, d), 3) « envisager, à long terme,
l’élaboration d’une convention internationale sur la sécurité des
réseaux d’information et de communication » ;
e)
Considérant, finalement,
que suite à la signature de l’Accord de partenariat avec WISeKey et le
WTC de Genève en mai 1999 et de la signature, en avril 2002 du
Mémorandum d’accord WorlETrust annoncé, par l’UIT à tous les Etats
Membres conformément au document Réf. DM 226 ;
L’Organisation Internationale pour la Sécurité des
Transactions Electroniques (OISTE) et la société WISeKey, à titre de
contribution à la réunion du Groupe consultatif pour le développement
des télécommunications, ont l’honneur de proposer le suivant :
Concepts:
Ø
Le service
de nom (DNS) est une base technique essentielle au fonctionnement de
l'Internet. Ce système de nomenclature est une structure hiérarchique
qui fonctionne à partir d'une racine centrale unique (les "root
servers" faisant autorité) qui contient la liste des noms de domaines
de premier niveau (génériques : .com .net .org .biz ... et nationaux :
.de .fr .jp .ca ...). Le concept de "racines multiples" (ou "racines
alternatives", "open root", "inclusive roots" ...) donne une réponse
globale a la gérance des racines.
Ø
L'ICANN
"Internet Corporation for Assigned Names and Numbers" est l'organisme
ayant la charge exclusive de la gestion centralisée des ressources de
l'Internet.
Ø
Les
infrastructures à clefs publiques (ICP / PKI) sont des systèmes
hiérarchiques de confiances. Un "Root CA" est une autorité à laquelle
un browser peut faire confiance à priori, les autorités subordonnées
héritent de cette confiance en "cascade". Actuellement, il existe
plusieurs "root CAs", pour la plupart privés. Le choix des autorités
auquel le browser déclare sa confiance par défaut est laissé au bon
vouloir des vendeurs de browsers.
Propositions:
Ø
Etablir et
adopter, au niveau national et régional, des standards applicables aux
produits et services de sécurité des informations.
Ø
Promouvoir
l’utilisation des standards de sécurité par les grandes sociétés et
les PME.
Ø
Transférer, aux organisations internationales, les infrastructures
essentielles au fonctionnement et à la sécurité globale de l'Internet,
notamment:
·
Celle qui
concerne la gérance du système des noms de domaines, afin de permettre
une gestion plus démocratique de l'attribution des noms. C'est à
partir de la notation "." que sont créées, par l'ICANN, les nouvelles
extensions. Le monopole de l'ICANN sur cette racine est de plus en
plus contesté par des acteurs économiques qui l'accusent d'organiser
la pénurie alors, qu'à priori, aucun obstacle technique véritable ne
s'oppose à la création d'un nombre infini d'extensions de nom de
domaine. A défaut de pouvoir utiliser cette racine commune, des
entreprises commencent à créer des " racines alternatives ",
c'est-à-dire une arborescence sur un DNS propre, non connectée au DNS
sur lequel repose l'Internet.
·
Celle qui
concerne la gérance des PKI et la reconnaissance automatique des
certificats des autorités de certification par le Web Browser, afin de
permettre une gestion plus démocratique de la reconnaissance des
autorités de certification. Il s'agirait de partager la gérance des
racines PKI entre le secteur privé et le secteur public afin de
pouvoir garantir son indépendance technologique et politique et, par
conséquent, éviter les situations de monopole. L'utilisateur de
l'Internet souhaite travailler dans la sécurité, la transparence, la
confiance et a besoin d'un service de nomenclature universel géré dans
l'intérêt public.
Ø
Alternativement, renforcer la mise en place des racines régionales de
l'Internet afin de décentraliser le système de nomenclature universel.
Il est également recommandé de transférer à un organisme capable de
garantir la neutralité du modèle, la définition de domaines de premier
niveau et sa responsabilité ainsi que la coordination de
l'établissement des règles de fonctionnement qui permettent la
communication universelle.
Ø
Etudier la
possibilité de combiner la gouvernance d’Internet (DNS) avec les
infrastructures PKI. La complémentarité de ces structures
hiérarchisées pourrait permettre la gestion des racines des deux
structures par une unique instance neutre.
Ø
Concernant
la sécurité des informations, mettre en oeuvre par des actions
concrètes:
·
L’interopérabilité, la comptabilité et la reconnaissance
extraterritoriale de fournisseurs de Services de Certification ;
·
La
coopération accrue entre les différents corps de police ;
·
La
coopération entre différentes institutions de protection des
consommateurs ;
·
La
reconnaissance extraterritoriale de la validité légale des signatures
électroniques ;
·
La
standardisation des règles de la protection de donnés et de la vie
privée ;
·
La gestion
de l’identité dans un environnement électronique (individus,
organisations et équipements ;)
·
Les
services aux citoyens concernant le gouvernement électronique (e-government ;)
·
Les
échanges d’information en ligne entre les gouvernements.
Tous ces secteurs d’activité économique, technique,
politique, administratif et juridique ont besoin des standards afin
que les bénéfices des TIC soient une réalité.
L’objectif final de ces propositions vise l’émergence
de l’élargissement des communications au niveau transnational en même
temps qu’il affirme la possibilité d’un contrôle sur les informations
stockées ou en circulation.
Genève, le 29 janvier 2003 |